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Questions situationnelles PMP : réponses expliquées et variantes

Analysez dix situations PMP originales, comprenez chaque option et découvrez pourquoi un seul fait peut changer la meilleure réponse.

Par Souhail JermouniPublié le 22 min de lecture
Questions situationnelles PMP illustrées par une discussion d’équipe et deux décisions possibles.

Les questions situationnelles du PMP les plus délicates vous laissent souvent face à deux réponses qui semblent raisonnables. Ce sont alors les faits qui permettent de les départager : ce qui s’est produit, ce qui a déjà été vérifié, qui peut décider et ce que la question vous demande de faire maintenant.

Pour choisir, identifiez la décision attendue, repérez l’indice qui la détermine et expliquez pourquoi l’autre réponse plausible est prématurée, insuffisamment justifiée ou hors du pouvoir de décision indiqué.

Les dix questions originales ci-dessous vous permettent de travailler ce raisonnement. Chaque option est expliquée. Deux variantes montrent ensuite comment la modification d’un seul fait peut changer la meilleure réponse.

Il s’agit d’exemples pédagogiques indépendants créés par CertOnyx, et non de véritables questions de l’examen PMI ni d’un examen blanc complet. Tous les projets et organismes décrits sont fictifs.

Comment utiliser ce guide : choisissez votre réponse et notez le fait décisif avant de lire le corrigé. Les questions 7 et 10 demandent deux réponses ; les autres, une seule. Votre raisonnement compte davantage que votre score total.

Dans cet article

Comment départager plusieurs réponses plausibles au PMP

Utilisez ces cinq questions comme une aide à la lecture, sans en faire une recette rigide.

Question à se poserIndices à rechercher
Quelle décision est demandée ?« En premier » indique par où commencer ; « ensuite » dépend de ce qui est déjà fait ; « la meilleure » invite à comparer les réponses proposées.
Quels faits sont établis ?Distinguez un événement possible d’un problème avéré, ainsi qu’une proposition analysée d’un changement approuvé.
Quelles contraintes s’appliquent ?Repérez les pouvoirs de décision, les obligations contractuelles, les conditions obligatoires et les dépendances.
Qu’est-ce qui a déjà été fait ?Évitez de recommencer une analyse achevée ou de sauter une décision nécessaire.
Pourquoi l’autre réponse plausible convient-elle moins ici ?Cherchez le préalable manquant, l’hypothèse non étayée ou le besoin laissé sans réponse.

L’approche de développement aide à comprendre le scénario, mais ne fait pas disparaître ses contraintes. Un travail itératif peut dépendre de jalons fixes. Une équipe qui collabore peut néanmoins avoir besoin d’une remontée formelle à l’autorité compétente.

Ne transformez pas de bonnes habitudes en règles absolues. « Comprendre le problème avant de choisir une solution » est utile lorsque sa cause est inconnue. Cela ne justifie pas de retarder une action expressément requise pour mener une analyse supplémentaire inutile.

Pour intégrer ces exercices à votre préparation, consultez notre guide sur la méthode d’étude pour l’examen PMP.

Question 1 : un exemple guidé de conflit dans l’équipe

Deux spécialistes de l’intégration ne s’accordent pas sur l’approche technique d’une plateforme de service client. Ils ont déjà échangé sans parvenir à un accord, et leur désaccord retarde désormais une décision de conception. Ils sollicitent l’aide du chef de projet.

Le chef de projet n’a pas encore établi quelles exigences ou hypothèses sont à l’origine du désaccord. Aucun danger immédiat ni seuil imposant une escalade n’est signalé.

Que doit faire le chef de projet en premier ? Choisissez une seule réponse.

  • A. Demander au sponsor de choisir l’approche pour débloquer la décision de conception.
  • B. Faciliter un échange pour clarifier les hypothèses divergentes et les critères de décision communs.
  • C. Faire tester les deux approches avant d’examiner les raisons du désaccord.
  • D. Organiser un vote et retenir l’approche qui obtient le plus de voix.

Réponse : B.

Les spécialistes ont déjà tenté de résoudre le désaccord. Le chef de projet peut maintenant les aider à en comprendre l’origine et à définir une base commune pour évaluer les options.

OptionPourquoi elle convient ou ne convient pas
ALe sponsor peut avoir un rôle décisionnel dans d’autres situations, mais rien ne justifie ici de lui transférer immédiatement ce désaccord technique encore mal compris.
BElle traite l’information manquante : les hypothèses et les exigences derrière les positions respectives. Elle aide aussi les spécialistes à comprendre et à appliquer la décision.
CUn test peut être utile après avoir identifié ce qu’il doit vérifier. Tester d’abord les deux approches risque de consommer des ressources sans résoudre le véritable désaccord.
DUne préférence majoritaire ne démontre ni la pertinence technique ni le respect des exigences.

Lire les indices, au-delà du thème

Le « conflit dans l’équipe » est le thème. Les faits décisifs sont plus précis :

  • « Ils ont déjà échangé » : leur demander simplement de se mettre d’accord apporte peu.
  • « N’a pas encore établi » : une information importante manque.
  • « En premier » : la question porte sur l’intervention immédiate, pas sur tout le plan de résolution.
  • Aucune urgence n’est indiquée : rien ne justifie de contourner la clarification.

C est l’alternative la plus plausible : une expérimentation peut lever une incertitude technique. Ici, toutefois, les critères qu’elle devrait vérifier ne sont pas encore établis.

À retenir : lorsque le désaccord persiste et que son origine reste floue, clarifiez cette origine avant de choisir une technique de résolution.

Neuf autres questions situationnelles PMP corrigées

Question 2 : une partie prenante conteste les modalités de transfert

Un responsable d’exploitation rejoint un projet de système de reporting peu avant son transfert à l’exploitation. Il estime que le dispositif de support prévu pourrait ne pas couvrir les incidents nocturnes. L’équipe rappelle que la conception a été approuvée, mais personne n’a encore examiné en détail ses préoccupations opérationnelles.

Il reste du temps pour étudier ce point avant la décision de transfert.

Que doit faire le chef de projet ensuite ? Choisissez une seule réponse.

  • A. Reporter le transfert pour permettre les modifications de support que le responsable pourrait demander.
  • B. Renvoyer la conception approuvée et demander confirmation que l’exploitation l’acceptera.
  • C. Consigner l’objection pour la clôture et maintenir les dispositions de transfert actuelles.
  • D. Réunir l’exploitation et les membres concernés de l’équipe pour examiner les besoins de support.

Réponse : D.

  • A : reporter la date engage une conséquence avant de savoir si une lacune existe et quelle réponse serait adaptée.
  • B : la conception peut être utile, mais la renvoyer ne permet pas d’examiner la préoccupation.
  • C : consigner l’objection sans l’étudier laisse subsister un problème potentiel de transition.
  • D : l’échange avec les personnes concernées permet de préciser le besoin opérationnel, puis d’évaluer les éventuels changements nécessaires.

Le responsable a signalé une lacune possible ; il n’a pas fourni de solution approuvée. Il ne faut supposer ni que son objection est infondée, ni que toutes ses demandes devront être acceptées.

À retenir : mobiliser une partie prenante consiste à comprendre sa préoccupation suffisamment bien pour prendre une décision éclairée.

Question 3 : analysé ne signifie pas approuvé

Dans un projet prédictif de modernisation d’un entrepôt, un client demande une fonction de reporting supplémentaire. L’équipe a terminé l’analyse des impacts et préparé sa recommandation.

Le plan de gouvernance approuvé confie au comité de maîtrise des changements la décision concernant ce type de modification d’une référence de base. Sa décision constitue la seule autorisation encore nécessaire avant la mise en œuvre coordonnée. Le comité n’a pas approuvé la demande.

Que doit faire le chef de projet ensuite ? Choisissez une seule réponse.

  • A. Transmettre au comité la demande analysée et la recommandation pour qu’il se prononce.
  • B. Coordonner la mise en œuvre du changement et actualiser les plans et documents concernés.
  • C. Demander au sponsor d’autoriser immédiatement la mise en œuvre en dehors du circuit prévu.
  • D. Recommencer l’analyse achevée jusqu’à démontrer que le changement ne présente aucun risque.

Réponse : A.

  • A : l’analyse requise est terminée ; il manque la décision de l’autorité désignée.
  • B : la mise en œuvre est prématurée puisque l’autorisation indiquée n’a pas été donnée.
  • C : le scénario ne prévoit pas de dérogation permettant au sponsor de contourner ce circuit.
  • D : une nouvelle analyse peut devenir nécessaire si de nouvelles informations apparaissent, mais l’absence totale de risque n’est ni l’exigence annoncée ni une condition d’approbation réaliste.

L’élément important n’est pas simplement la présence d’un changement. C’est son état d’avancement dans le processus convenu.

À retenir : une analyse favorable éclaire la décision ; elle ne remplace pas l’autorisation.

Question 4 : de nouvelles données changent la valeur d’une fonctionnalité

Une équipe adaptative prépare la sélection du travail de sa prochaine itération. Des entretiens et des données d’usage montrent qu’une fonctionnalité de tableau de bord prévue répondrait à un besoin client moins important qu’attendu.

Le Product Owner est responsable de l’ordre du backlog. Le développement de cette fonctionnalité n’a pas commencé, même si un travail exploratoire a déjà été réalisé.

Quelle est la meilleure action suivante pour le chef de projet ? Choisissez une seule réponse.

  • A. Recommander de réaliser la fonctionnalité, car le travail exploratoire doit aboutir à un livrable.
  • B. Placer une autre fonctionnalité avant celle-ci sans consulter le Product Owner pour gagner du temps.
  • C. Examiner les données, l’effort restant et les dépendances avec le Product Owner et l’équipe.
  • D. Conserver l’ordre initial jusqu’à la livraison de toutes les fonctionnalités de la première feuille de route.

Réponse : C.

  • A : les dépenses déjà engagées ne démontrent pas l’intérêt de l’investissement restant.
  • B : cette action contourne la responsabilité de priorisation explicitement attribuée.
  • C : elle prépare une décision fondée sur la valeur, les informations actuelles et la contribution des personnes concernées.
  • D : elle traite la séquence initiale comme immuable malgré la possibilité d’apprendre avant de développer.

La réponse n’est pas automatiquement « supprimer la fonctionnalité ». L’analyse pourrait conduire à réduire son contenu, à la reporter ou à la conserver en raison d’une dépendance importante. Cette comparaison reste à faire.

À retenir : utilisez les nouvelles données pour réexaminer l’investissement à venir, sans confondre l’effort déjà dépensé avec la valeur future.

Question 5 : le logiciel itératif dépend d’un jalon matériel fixe

Un projet combine des itérations logicielles et l’installation d’équipements de production spécialisés. Les tests d’intégration physique nécessitent l’accès aux équipements à une date fixe.

La séquence de développement proposée risque de laisser l’interface d’intégration inachevée au moment où cet accès sera disponible. L’équipe n’a pas encore évalué d’autres séquences ni leurs effets sur les travaux dépendants.

Que doit faire le chef de projet ensuite ? Choisissez une seule réponse.

  • A. Maintenir la séquence, car les équipes adaptatives doivent être protégées des jalons externes.
  • B. Figer toutes les exigences logicielles restantes pour rendre le projet entièrement prédictif.
  • C. Réunir les responsables concernés pour examiner la dépendance et les séquences réalisables.
  • D. Demander au fournisseur de déplacer la date d’accès avant d’étudier les options logicielles.

Réponse : C.

  • A : la livraison itérative ne fait pas disparaître une dépendance physique.
  • B : résoudre une dépendance ne nécessite pas d’abandonner toute adaptation dans le projet.
  • C : une analyse commune permet d’identifier les travaux possibles, les priorités d’interface et les décisions qui nécessiteraient une remontée.
  • D : modifier la date pourra devenir une option, mais le demander avant d’examiner les alternatives est prématuré.

Le chef de projet rend la contrainte visible entre les équipes, sans imposer lui-même la solution technique ni supposer que la date fixe peut être modifiée.

À retenir : dans un projet hybride, reliez les plans là où les travaux sont interdépendants.

Question 6 : un plan de secours possède un déclencheur précis

Un fournisseur de composants risque de subir un arrêt de production. Le plan de réponse approuvé prévoit d’activer une commande de remplacement réservée si la ligne de production du fournisseur s’arrête.

La capacité de remplacement et le financement sont déjà garantis. Le chef de projet est autorisé à activer cette commande lorsque le déclencheur survient. La dernière information vérifiée confirme que la ligne fonctionne normalement, sans autre évolution des informations sur le risque.

Que doit faire le chef de projet ensuite ? Choisissez une seule réponse.

  • A. Activer la commande de remplacement réservée conformément au plan de réponse approuvé.
  • B. Obtenir une nouvelle autorisation du sponsor pour utiliser le dispositif de réponse déjà approuvé.
  • C. Clore le risque puisque la production du fournisseur fonctionne actuellement normalement.
  • D. Poursuivre la surveillance du risque et vérifier si le déclencheur convenu survient.

Réponse : D.

  • A : la condition précise d’activation ne s’est pas produite.
  • B : cette option ajoute une autorisation que le scénario indique déjà acquise.
  • C : l’absence d’arrêt aujourd’hui ne démontre pas que la menace future a disparu.
  • D : cette action correspond au plan approuvé et aux informations disponibles.

Cela ne signifie pas qu’un chef de projet doit toujours attendre qu’un problème survienne. Certaines réponses sont préventives et doivent commencer plus tôt. Ici, la réponse choisie dépend d’un événement défini.

À retenir : distinguez la réponse planifiée de la condition qui permet de l’activer.

Question 7 : un prestataire manque un jalon contractuel

Un prestataire n’a pas respecté un jalon de livraison d’une plateforme de formation. Le contrat définit les livrables et les preuves nécessaires à leur acceptation, mais l’équipe n’a pas encore rapproché le rapport d’avancement du prestataire de ces exigences.

Le responsable des achats maîtrise les avenants et les mesures contractuelles. Le chef de projet coordonne la livraison et les informations de performance.

Quelles sont les deux actions à entreprendre ? Choisissez exactement deux réponses.

  • A. Accepter informellement un nouveau jalon pour laisser le prestataire se concentrer sur la réalisation.
  • B. Comparer les preuves de livraison aux engagements du jalon et consigner l’écart constaté.
  • C. Appliquer une pénalité de paiement sans faire intervenir le responsable des achats.
  • D. Reprendre en interne le travail non livré sans examiner les conséquences contractuelles.
  • E. Préparer avec le prestataire et les achats une proposition de rattrapage dans le cadre contractuel.

Réponses : B et E.

  • A : un accord informel sur la date peut modifier les obligations sans passer par l’autorité requise.
  • B : des éléments de performance fiables permettent d’établir l’écart à traiter.
  • C : le chef de projet n’a pas reçu le pouvoir de décider de ces mesures.
  • D : déplacer le travail peut modifier les responsabilités, les coûts ou les obligations ; ces effets doivent être évalués dans le circuit approprié.
  • E : elle rapproche les responsabilités de livraison et les responsabilités contractuelles sans promettre un avenant non autorisé.

B et E se complètent : établir les faits, puis construire une voie de rattrapage adaptée avec les personnes habilitées.

À retenir : la collaboration avec un fournisseur doit s’appuyer sur des faits et respecter les pouvoirs contractuels.

Question 8 : le contrôle retrouve le même défaut

Pendant la mise en service d’équipements, trois lots échouent au même contrôle de tolérance. Les unités concernées ont été isolées et les mesures de confinement convenues sont appliquées. Le risque immédiat est maîtrisé, mais la cause reste inconnue.

Quelle est la meilleure action suivante ? Choisissez une seule réponse.

  • A. Examiner le processus avec l’équipe, identifier la cause et vérifier l’efficacité de l’action corrective.
  • B. Renforcer uniquement le contrôle final, sans modifier ni examiner le processus de production.
  • C. Remplacer l’opérateur avant d’étudier l’équipement, la méthode ou les données de mesure.
  • D. Assouplir la tolérance d’acceptation pour réduire le nombre d’unités classées non conformes.

Réponse : A.

  • A : elle traite la répétition du défaut tout en maintenant l’exigence qualité convenue.
  • B : les contrôles peuvent rester utiles pour contenir le problème, mais la détection seule n’en explique ni n’en prévient la répétition.
  • C : elle suppose une cause humaine sans preuve.
  • D : elle adapte l’exigence à la défaillance au lieu de traiter celle-ci.

Le confinement est déjà en place. Ce détail est important : la question porte sur la suite à donner après la maîtrise immédiate, et non sur le maintien en service d’unités défectueuses pendant l’enquête.

À retenir : distinguez le confinement, la recherche de la cause et la vérification de l’amélioration.

Question 9 : une condition obligatoire de mise en production manque

La mise en production d’un service numérique est prévue cet après-midi. Une évaluation de conformité obligatoire a relevé une condition non satisfaite.

La politique de l’organisme interdit expressément la mise en production tant que la validation de conformité n’est pas enregistrée. Elle impose au chef de projet d’en informer immédiatement le responsable de la conformité. Le sponsor ne peut pas accorder de dérogation.

Que doit faire le chef de projet ensuite ? Choisissez une seule réponse.

  • A. Maintenir la mise en production et faire résoudre le point après le lancement.
  • B. Suspendre la mise en production et informer le responsable de la conformité selon le processus requis.
  • C. Demander au sponsor d’accepter l’exposition pour conserver la date de lancement.
  • D. Terminer une étude supplémentaire de l’impact sur le calendrier avant d’informer la conformité.

Réponse : B.

  • A : elle contrevient à la condition explicite de mise en production.
  • B : elle respecte à la fois la restriction et l’obligation d’information.
  • C : elle demande une dérogation à une personne qui n’a expressément pas le pouvoir de l’accorder.
  • D : l’analyse du calendrier pourra aider à replanifier, mais elle ne remplace pas l’action immédiate requise.

Cet exemple montre pourquoi « ne jamais escalader » et « toujours analyser d’abord » sont des raccourcis peu fiables. L’exigence applicable et la réponse attendue sont déjà établies.

À retenir : lorsque la condition de gouvernance est claire, appliquez le circuit prévu plutôt que d’inventer un contournement.

Question 10 : une spécialiste quitte le projet

Une spécialiste du système partira dans deux semaines. L’équipe d’exploitation qui prendra le relais dispose des manuels, mais n’a jamais exécuté plusieurs procédures importantes de diagnostic et de rétablissement.

La spécialiste reste disponible pour des séances de transfert. Le chef de projet veut vérifier que l’exploitation saura gérer des situations représentatives après son départ.

Quelles sont les deux actions les plus adaptées ? Choisissez exactement deux réponses.

  • A. Organiser des démonstrations où la spécialiste explique le raisonnement derrière des décisions de diagnostic représentatives.
  • B. Valider le transfert dès que l’équipe confirme avoir téléchargé tous les manuels.
  • C. Consacrer les dernières séances uniquement à améliorer les documents, en reportant leur mise en pratique.
  • D. Faire exécuter des tâches représentatives de rétablissement par l’équipe, sous l’observation de la spécialiste qui fournit un retour.
  • E. Attendre le premier incident réel après son départ pour identifier les compétences manquantes.

Réponses : A et D.

  • A : les démonstrations rendent visibles des raisonnements liés au contexte, difficiles à transmettre dans un manuel.
  • B : posséder l’information ne démontre pas la capacité à l’utiliser.
  • C : les documents sont utiles, mais la lacune identifiée concerne leur application et il reste du temps pour s’exercer.
  • D : observer la réalisation permet de repérer les incompréhensions tant que l’aide est disponible.
  • E : cette option reporte la découverte des lacunes au moment où la spécialiste est absente et où un incident réel doit être traité.

Intégrez également les précisions utiles à la documentation. L’objectif est d’associer une information accessible à une compréhension démontrée.

À retenir : évaluez le transfert de connaissances à partir de ce que l’équipe sait faire, et pas seulement de ce qu’elle a reçu.

Un fait change : la meilleure réponse change-t-elle ?

Reprenez les questions 3 et 6. Conservez leurs options de réponse et toutes les autres conditions.

Variante de la question 3 : l’approbation requise est accordée

Remplacez uniquement cette affirmation :

Le comité n’a pas approuvé la demande.

Par :

Le comité a approuvé la demande.

La meilleure réponse passe de A à B.

L’analyse des impacts est toujours terminée et le comité reste l’autorité requise. Sa décision constitue toujours la seule autorisation restante. Seul l’état de cette décision a changé.

Coordonner la mise en œuvre approuvée et actualiser les plans concernés devient justifié. Renvoyer la demande pour obtenir la même décision reviendrait à répéter une étape achevée.

Ne mémorisez pas « demande de changement = solliciter le comité ». Demandez-vous ce que le scénario indique comme déjà accompli.

Variante de la question 6 : la ligne de production s’est arrêtée

Remplacez uniquement l’information sur l’état de la production :

La ligne fonctionne normalement.

Par :

La ligne s’est arrêtée.

La meilleure réponse passe de D à A.

Le déclencheur est survenu. La capacité réservée, le financement et le pouvoir de décision du chef de projet étaient déjà précisés dans le scénario initial. La surveillance seule ne suffit plus à mettre en œuvre la réponse prévue.

L’arrêt du fournisseur constitue désormais un problème avéré. L’action doit s’accompagner des mises à jour appropriées du suivi et du registre des problèmes, sans recréer l’autorisation déjà obtenue.

QuestionFait modifiéPourquoi la réponse change
3Approbation absente → approbation accordéeUne autorisation manquante devient une autorisation acquise.
6Ligne en fonctionnement → ligne arrêtéeLa condition d’activation de la réponse est remplie.

Transformer chaque réponse en une révision utile

Une note comme « Q3 = A » se mémorise facilement, mais aide peu face à une nouvelle situation. Consignez plutôt le lien entre les faits et l’action.

Voici un exemple complété :

RubriqueAnalyse de la question 3
ContexteProjet prédictif ; une modification d’une référence de base a été analysée.
Décision demandéeQue faire ensuite ?
Fait décisifL’autorité désignée n’a pas approuvé la demande.
Alternative la plus plausibleLa mise en œuvre convient après autorisation, mais elle est prématurée ici.
Raisonnement à retenirUne analyse achevée et une autorisation sont deux états distincts.
Prochaine révisionComparer une demande non approuvée à une demande identique déjà approuvée.

Copiez cette trame pour votre prochaine série :

  • Contexte et faits établis :
  • Décision demandée :
  • Fait décisif :
  • Alternative la plus plausible et sa faiblesse :
  • Raisonnement à retenir :
  • Prochaine action de révision :

Si vous manquez régulièrement la même distinction, revoyez le concept puis essayez une situation inconnue. Répéter une question mémorisée peut rendre la réponse évidente sans améliorer le raisonnement.

Vous pouvez intégrer cette activité à la phase d’entraînement mixte du plan de préparation PMP sur huit semaines.

Une courte checklist pour votre prochaine séance

Avant de choisir une réponse, vérifiez :

  • Dois-je identifier la première action, la suivante, la meilleure, ou une action préventive qui aurait dû être réalisée ?
  • L’événement est-il incertain, en cours ou résolu ?
  • Quelles analyses ou approbations sont déjà terminées ?
  • Qui peut prendre cette décision ?
  • Une condition obligatoire ou un déclencheur de réponse est-il indiqué ?
  • Ma réponse dépend-elle d’un fait que j’ai inventé ?
  • Ai-je choisi exactement le nombre de réponses demandé ?

Demandez-vous ensuite : quelle phrase du scénario rend ma réponse plus adaptée que l’autre option plausible ?

Si vous pouvez expliquer cette phrase et préciser ce qui vous ferait changer de réponse, vous travaillez un raisonnement réutilisable.

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Pour les conditions d’accès et une vue d’ensemble de la certification, consultez le guide de certification PMP.

Sources et cadre éditorial

Les thèmes de ces exemples ont été sélectionnés en s’appuyant sur le référentiel officiel du contenu de l’examen PMP de juillet 2026. Notre guide du contenu de l’examen PMP en explique la structure.

Les concepts techniques ont été vérifiés dans le Guide PMBOK®, huitième édition, notamment la gestion des conflits, l’engagement des parties prenantes, l’analyse des changements, les réponses conditionnelles, la qualité et le transfert de connaissances. L’ECO définit la couverture de l’examen ; il ne constitue pas le corrigé de ces exemples originaux.

Les cinq questions de lecture, les scénarios et la fiche sont des outils pédagogiques CertOnyx. Ils ne prescrivent pas une séquence universelle pour tous les projets. Les liens officiels et les destinations CertOnyx cités ont été vérifiés le 17 octobre 2026.

CertOnyx propose une préparation indépendante aux examens et n’est ni affilié au PMI ni approuvé par celui-ci.